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21 juillet 2016 4 21 /07 /juillet /2016 07:00
Hôpital Ambert - Article du 15/07/2016 "Le Semeur Hebdo"
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16 juin 2016 4 16 /06 /juin /2016 19:07

!!! ATTENTION !!!
EN RAISON D'UN PROBLEME DE RESERVATION DE SALLE
LE LIEU DE LA REUNION EST SUSCEPTIBLE DE CHANGER

SI TEL ETAIT LE CAS, UNE INFORMATION SERA DONNEE DEVANT LE LYCEE

 

Réunion publique : Avenir du SMUR et des Urgences d'Ambert
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8 juin 2016 3 08 /06 /juin /2016 18:35
Hôpital d'Ambert et SMUR

Lettre aux professionnels de la santé et aux élus du territoire


A AMBERT, le 29 mai 2016

 

Mesdames, Messieurs

 

Nos trois organisations, ont pris la décision de porter à votre connaissance, les nouvelles difficultés qui se profilent pour l’hôpital d’Ambert et pour la population du bassin de vie de cet hôpital.
 

Nous sommes attachés à la sécurité des populations, et sommes résolus à faire respecter l’égalité due à chacun dans l’accès aux soins. Nous sommes particulièrement attentifs à maintenir sur notre territoire une offre de soins, accessible à tous, dans un délai et à distance raisonnables.
 

En conséquence, nous avons pris part à la table ronde du 1er avril 2016, qui s’est tenue à la mairie d’Ambert au sujet des menaces pesant sur le service des urgences et le SMUR. Afin d’être dans la transparence totale, vous trouverez le compte rendu, fait par nos soins, en pièce jointe.
 

A l’issue de cette table ronde, il nous a semblé important d’avoir une action d’information la plus large possible, pour permettre à chacun de se saisir du problème et réagir à sa mesure.
 

Par ailleurs, nous vous invitons à participer à la réunion publique que nous avons programmée le vendredi 17 juin à 20h en présence de Michel ANTHONY, co-fondateur de la coordination nationale des comités de défenses des maternités et des hôpitaux de proximité et de Didier STORME, un médecin urgentiste et délégué pour la région Auvergne-Rhône-Alpes de l’AMUF, durant laquelle nous souhaitons échanger et trouver ensemble des moyens d’actions.

 

Vous remerciant, par avance de toute l’attention que vous voudrez porter à ce dossier et espérant avoir le plaisir de vous voir parmi nous le 17 juin, à 20h à l’amphithéâtre du lycée Blaise Pascal d’Ambert.

 

Sincères salutations citoyennes

 

Hôpital d'Ambert et SMUR

Compte rendu de la table ronde du 1er avril 2016 en mairie d'Ambert

Présence de 35 personnes dont :(liste non exhaustive, aussi veuillez nous excuser si nous avons omis le nom de certains participants)

André Chassaigne Député - Myriam Fougère Maire et présidente du conseil de surveillance de l'hôpital - Jean Charles Jobart sous-préfet - Valérie Prunier et Michel Sauvade conseillers départementaux - Dr Olivier Delorme représentant la CME (commission Médicale d’Établissement) - Jean Schweyer représentant ARS (Agence Régionale de Santé) - Christophe Ghio Directeur délégué du CH Ambert - Guy Gorbinet, Yves Fournet Fayard,  Jean Claude Daurat, Christian Alexandre COCOM - Muriel Raynaud, Laurence Rourre, Christian Peulmelle.Vasse CGT - Sylvie Monnet UL CGT - 4 représentants FO dont Maryline Jaffuel et Annie Reyrolle – Bruno Ruptier, Christiane Boyenval, Renée Mazzocolin CDDSP Thiers Ambert -Yvette Degeorges, Michelle Laurent DEHBA - des représentants des usagers siégeant au conseil de surveillance, Eric Chevaleyre, Johan Imbert, Corinne Mondin, Françoise Ponsonnaille, Emilie Faye, Albert Luchino conseillers municipaux de la liste de Madame le Maire - ( Aucune présence des trois autres listes (Socialiste, Front de Gauche, les Républicains .... car non invités!!)

Excusés: Dr Vincent Ménard président de la CME, Dominique Bechade représentant des usagers (UFC que choisir), Jean-Luc Coupat Président cocom Haut Livradois.

Après avoir rappelé que l'hôpital d'Ambert avait été créé en 1956 Mme le Maire, Présidente du conseil de surveillance de l'hôpital, fait savoir que l’EPRD (État de Prévision de Recettes et des Dépenses) 2016 sera présenté avec un déficit de 680 000 € malgré un budget équilibré en médecine, en SSR (Soins de Suite et de Réadaptation) et en ambulatoire.

Le SMUR est financé à hauteur de 338 000€ par l'ARS alors qu'il coûte 1 278 000€. Madame le Maire, Présidente du conseil de surveillance, demande une équité avec les autres SMUR qui sont eux, financés entièrement. Elle rappelle également que l'ARS n'a pas rendu le rapport sur le SMUR d' Ambert qui était attendu pour octobre 2015.

Le Dr Olivier Delorme fait l'historique des conditions de mise en place du SMUR lors de la fermeture de la maternité en rappelant que les économies dégagées avec cette fermeture devaient contribuer à son financement. (Financement caduque avec la mise en place de la tarification à l'activité(T2A)). Dans ses interventions, qui ont émaillé la réunion, il a insisté sur le fait qu’en terme d’économie dans les services il n’y avait '' plus de grain à moudre on est arrivé à l'os, aujourd'hui il n'y a plus rien à gratter ''!! Sic''. Une de ses propositions est de plafonner les revenus des médecins intérimaires (surcoût qui plombent les finances de l’hôpital). Il insiste sur le fait que le manque de financement du SMUR a des conséquences sur le budget de l'hôpital. Il demande aussi une équité de financement pour tous les SMUR.

Le représentant de l'ARS parle d'enveloppe fermée (si on donne à un SMUR on prend sur un autre SMUR). Le Dr Delorme propose de prendre 20 000€ à chaque SMUR pour permettre à Ambert de fonctionner sans pénaliser les autres. Il rappelle que le SMUR est une mission d'intérêt général et de sécurité sanitaire et que le service des urgences est vital, car il assure la permanence des soins la nuit. En effet il n'y a pas de médecin de garde de ville, de minuit à 8 heures.

Le Dr Delorme nous informe aussi que le SMUR a effectué 438 sorties par régulation du 15, en 2015 qui ont donné de l'activité à d'autres hôpitaux, du fait de l'absence de scanner (qui pourrait rapporter 200 000€ ce qui conforte la demande d'équité). Les urgences d'Ambert sont certifiées et c'est un hôpital performant. Il est important de tenir compte aussi de la situation « d’Établissement Isolé » qui a permis d'obtenir un financement de 150 000€ (Etablissement de santé éligible à un financement au titre des activités de soins répondant à des critères d'isolement géographique).

Il fait part d'une étude en cours, financée par le CHU de Clermont-Ferrand et le CH de Vichy, portant sur les missions d'un projet médical commun avec partage des médecins entre Clermont-Ferrand et Vichy, notamment les urgentistes (la perte de temps dans les trajets est soulignée). De ce fait, notre hôpital d’Ambert devrait faire encore plus appel à des intérimaires, qui coûtent cher.

Le représentant de l'ARS n'est pas informé de cette étude, ce n'est qu'une étude, précise-t-il, et elle n'engage que ceux qui l'ont demandée. (Bizarre, vous avez dit bizarre : dans le cadre de la mise en place des Groupements Hospitaliers de Territoire on retrouve exactement les mêmes formulations et les mêmes préconisations !!!)

Le représentant de l'ARS prend la parole pendant une grande partie de la réunion (grosso modo il nous informe qu'il n'est au fait de rien, c'est trop tôt pour informer de certaines décisions et trop tard pour d'autres !!! et nous abreuve de chiffres...) entre autre :

- Le budget 2015 est déjà en déficit, l'ARS n'avait pas eu connaissance du dossier, d'où la raison du non financement de 2015!

- Pour réduire le déficit? Ou le contrôler? Le représentant de l'ARS affirme suivre sa feuille de route avec à court terme un examen détaillé de l'activité de l'ensemble des services (mise en place de fiche-action) afin de dégager des gains de productivité (il ne parle même pas du sous financement du SMUR qui « plombe » le budget ! Le plan d'action de l'ARS porte aussi sur l'analyse des sorties de la trentaine de SMUR de la région Auvergne Rhône Alpes. Les résultats seront connus en 2017 avec la mise en place d'un système de péréquation sur plusieurs années, qui pourrait se traduire par un retour à l'équilibre, mais cela sans garantie aucune ! (En clair on n’aura rien avant 2017 et après ce n'est pas gagné non plus!!!)

- 1 mois pour étudier la situation actuelle en vue d'un financement exceptionnel, mais nous n'aurons pas de réponse avant l'été (comme par hasard, c'est en été aussi qu'ont été annoncées les fermetures de la maternité et de la chirurgie!).

Pour terminer rappelons qu'en 10 ans (depuis la fermeture de la maternité et donc la mise en place du SMUR) 4700 000€ ont été donnés par l'ARS sous forme de subventions non reconductibles, alors que le coût réel est de 7 000 000€. De plus le retour à l'équilibre s'est effectué au détriment des personnels et du confort des patients, (Certains travaux n'ont pu être effectués).

La CGT de l'hôpital demande des explications concernant l'imputation des ressources suite aux sorties du SMUR, sont-elles affectées à cette ligne budgétaire? Réponse du Dr Delorme : non les ressources ne sont pas imputées sur les lignes du SMUR, elles sont lissées sur l'ensemble des services du CH d’Ambert.

Monsieur le sous-préfet nous rappelle l'importance du maillage du territoire en matière de santé, il affirme que l'ARS se doit de connaître la réalité du terrain, qu'elle n'a d'ailleurs jamais remis en cause le SMUR et les urgences, (On s'en souviendra !!...)

Commentaires :

Nos trois organisations se battent depuis plus de 10 ans pour garder un hôpital digne de ce nom, à Ambert.

Depuis le début on nous a opposé la sécurité des patients comme argument, pour fermer :

  • La maternité

  • Le service de soins intensifs

  • Le service de chirurgie

Pour justifier des diminutions dans l’accueil des patients avec :

  • Le bloc opératoire, qui ne sert que deux jours par semaine et uniquement pour des interventions en ambulatoire

  • Le service de psychiatrie qui fonctionne sans psychiatre à temps complet….

Aujourd'hui le sous financement programmé par l’ARS du SMUR, outil essentiel de la sécurité sanitaire de la population Ambertoise, est en train de menacer son fonctionnement, voir sa pérennité.

Cela est d’autant plus inquiétant que le rapport Grall de juillet 2015 menace les urgences, notamment certains petits services d’urgence à faible activité [inférieure à 8 000 ou 10 000 passages par an tel que le CH d'Ambert]. Services d’urgence qui pourraient être transformés en centres de soins non programmés, autrement dit des centres de « consultations médicales sans urgentiste et sans rendez-vous ».

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13 septembre 2015 7 13 /09 /septembre /2015 14:09
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13 septembre 2015 7 13 /09 /septembre /2015 13:49
Communiqué de presse de D.E.H.B.A.

LOURDES MENACES SUR LES URGENCES d’AMBERT
Après le rapport Vallencien qui a détruit notre service de chirurgie le rapport Grall condamne les urgences


 

L’histoire se répète, avec les mêmes méthodes, le même cynisme et le même mépris des usagers et des professionnels de santé
 

Comme pour les maternités ou les services de chirurgies, elle commence par un rapport ou une étude émanant d’une personne ou d’un groupe de personnes soit disant qualifiées, jeté en pâture aux hospitaliers, aux élus locaux et à la population.(rapport GRALL)

 

Le critère servant d’argument et de prétexte est le même :
Le niveau d’activité pris en compte à un moment donné est inférieur à un seuil fixé arbitrairement de façon à atteindre les cibles que le ministère a préalablement définies : 300 accouchements par an pour les maternités, 1000 actes par an et par praticien en chirurgie, et aujourd’hui 10 000 passages par an pour un service d’accueil des urgences.
 

Le but poursuivi est le même :
Par cette opération de communication, qui sera largement relayée ultérieurement, il faut faire entrer dans l’inconscient collectif l’idée que ces structures présentent une tare majeure qui n’a d’autre issue que leur fermeture.
 

Les effets induits sont les mêmes :
Malgré les démentis ministériels qui suivent systématiquement la présentation de ces rapports, le doute s’instaure. Le maintien des services qui y sont mentionnés apparaît comme incertain. Face à la perspective d’une fermeture plus ou moins proche, les praticiens s’en détournent. Faute d’un effectif médical suffisant et stable, les conditions de fonctionnement se dégradent, provocant en retour une fuite accrue de patients, une baisse de l’activité, une diminution des recettes qui en résultent via la T2A, des déséquilibres financiers et une perte d’attractivité qui fragilisent tout l’hôpital.
 

L’arbitraire est le même :
Les soignants, les élus et les usagers sont systématiquement exclus. Au mieux, en application des dispositions de la loi « Bachelot » auxquelles le projet de loi Santé n’apporte aucune modification, ils sont consultés pour émettre un avis que personne n’est tenu de prendre en compte.
 

La méthode est la même :
Elle consiste, soit disant au nom de l’intérêt général, à proposer une alternative, en remplacement du service fermé : un centre périnatal de proximité à la place d’une maternité, de la chirurgie ambulatoire à la place de la chirurgie de plein exercice, l’accueil de soins non programmés pour les urgences. Ces services de substitution ne fournissent pas les mêmes prestations que ceux qu’ils sont censés remplacer d’où, à nouveau, un recul des praticiens, des fuites de patients, des baisses d’activité et de recettes, des atteintes à l’image et à l’attractivité de l’hôpital qui aboutissent parfois à leur fermeture.

Il s’agit, une fois de plus, d’une entreprise délibérée de laminage du service public hospitalier initiée par le ministère de la Santé, qui accentuera la désertification médicale et les inégalités d’accès aux soins et va, de façon scandaleuse, à l’encontre de la promesse que le Président Hollande a faite à Dijon le 11 mars 2013 : " L'hôpital public, en liaison avec les médecins de villes, doit assurer l'accueil en urgence dans un délai qui ne peut excéder trente minutes ".
 

Le remplacement d’un service d’accueil des urgences par un  service d’accueil des soins non programmés fait disparaître l’obligation de disposer d’urgentistes et la contrainte d’une ouverture 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, 365 jours par an.
Pour les populations concernées, il aboutit inexorablement à des temps d’accès plus longs pour les soins appropriés à leur état, à des frais de déplacement accrus, à des pertes de chances induisant une augmentation du nombre de séquelles et de morts évitables et à une mise en danger de la vie d’autrui.


Avec la Coordination Nationale des Maternité et hôpitaux de proximité DEHBA dénonce les orientations et les méthodes de cette politique de santé, maintient son exigence d’un service public de santé doté des moyens techniques, financiers et humains lui permettant d’assurer un accès aux soins pour tous sur tout le territoire et appelle à la résistance face à ces menaces scandaleuses et iniques.
 

La santé humaniste et solidaire pour laquelle nous militons ne peut se réduire à des questions de flux ou de pénurie de professionnels.

 

DEHBA 7 SEPTEMBRE 2015
Contact Yvette DEGEORGES
06 83 44 02 57
 

D.E.H.B.A.Dynamisons Ensemble l’Hôpital du Bassin d’Ambert

Défense des intérêts des personnes susceptibles de faire appel au service hospitalier d’Ambert. Information du fonctionnement et des services offerts par le Centre Hospitalier d’Ambert. Promotion et revalorisation du service public hospitalier. Organisation de manifestations dans l’intérêt de l’hôpital. Concertation de tous les acteurs de la santé pour le maintien et l’amélioration du service public.

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3 juin 2015 3 03 /06 /juin /2015 17:48
Hopitaux Ambert - Thiers - Vichy Lettre à l'adresse du directeur de l'ARS
Hopitaux Ambert - Thiers - Vichy Lettre à l'adresse du directeur de l'ARS
Hopitaux Ambert - Thiers - Vichy Lettre à l'adresse du directeur de l'ARS
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27 février 2012 1 27 /02 /février /2012 22:27

hopital

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

CDDSP Les Collectifs de Défense et de Développement des Services Publics Thiers-Ambert, et de Marsac-en-Livradois
D.E.H.B.A. Dynamisons Ensemble l’Hôpital du Bassin d’Ambert
Union Locale CGT Ambert

 

Mesdames, Messieurs les Maires,


Mesdames, Messieurs les Conseillers,


Nos organisations vous communiquent le lien pour consulter le projet médical du territoire des  CH d'Ambert et Thiers,  et  vous invitent  à le consulter  c'est la feuille de route pour les 5 prochaines années
http://www.ch-ambert.fr/index.asp?id=54 , vous pouvez aussi le consulter sur le site du Comité de Défense Des Services Publics Thiers Ambert (CDDSP) où il est mis en ligne ….


Vous trouverez, en pièce jointe, la liste des premières  questions  que nous inspire ce document de 120 pages.


Au-delà de quelques services nouveaux que pourrait offrir, ou offrir à nouveau le centre hospitalier d’Ambert, retour des tests d’efforts et stress  en cardiologie, reprise des mammographies du cabinet de radiologie,  antenne  hospitalisation à domicile (HAD)….avec le centre hospitalier de Vichy ….Peut être  et enfin le psychiatre pour adultes que nous attendons depuis 2008 … et  peut être le  scanner et au final : un hôpital avec une orientation gériatrique…


Il nous parait important d’étudier les points que nous soulevons en pièce jointe : fusion des 2 centres hospitaliers, nombre de lits à terme en chirurgie et médecine, maintient du SMUR  et des urgences 24h /24 et 7 jours/7, risque d’absorption par le CH de VICHY…. Thiers dans un premier temps  récupère tout ce que nous voulions garder…. (Maternité, psychiatrie… Chirurgie, …) tout en risquant lui aussi  d’être,  à  terme, menacé ….


Le service de chirurgie polyvalente, tel que nous souhaitions le garder, n’est plus qu’un souvenir.  Il  est transformé en service de court séjour post chirurgical après opérations  sur des spécialités à Thiers ou dans les hôpitaux ou cliniques hors bassin d’Ambert …au bloc opératoire seront  réalisés nous dit-on « des actes d’endoscopie et chirurgie ambulatoire (« petite chirurgie »)… deux jours par semaine… » Pour information, le dernier chirurgien d’Ambert est  actuellement sous le coup d’une demande de mise à disposition auprès de la direction générale des praticiens hospitaliers…,  remarquons que les artisans de la perte  de la chirurgie à Ambert  ne sont pas à une contradiction prés : comment s’abriter derrière  le  manque de praticien en chirurgie polyvalente et se « débarrasser » de ceux qui veulent rester ????


Comme nous l’avons toujours fait, nous continuons à attirer l’attention des usagers et des élus sur la disparition de services de santé de notre territoire, la tache est rude et la concrétisation sur le terrain de la loi HPST  continue ses ravages…. Avec le Groupement de Coopération Sanitaire nous avions pronostiqué la disparition d’activités au CH d’Ambert …. avec la fusion, quelles activités allons nous encore  perdre y compris avec  l’orientation  des patients  vers les  cliniques privées avec lesquelles des coopérations sont déjà en cours ?...


Comptant sur votre soutien pour nos actions de défense des services publics, veuillez agréer, Mesdames, Messieurs, nos sincères salutations.

 

Joceline Lezer - Présidente du CDDP
Yvette Degeorges - Présidente DEHBA
Sylvie Monnet - UNION LOCALE CGT

 

 

PS : pour vos suggestions et questions veuillez utiliser l’adresse internet :
dehba.ambert63@laposte.net
cddsp-thiers-ambert@laposte.net

 

**********

 

Questions que nous relevons suite à une lecture  très incomplète  du projet médical d’établissement  des centres hospitaliers Ambert/Thiers.


Dans ce document de 120 pages reprenant, pour les besoins du document des activités déjà existantes, des obligations législatives induites par la loi HPST,  nous avons relevé des points qui doivent TOUS nous interroger quand à l’avenir de notre centre hospitalier :

1) Concernant le projet de FUSION

Il est écrit page 4 :
« Les deux CME recommandent donc pour des raisons de simplification des décisions et d'atteinte d'une taille critique une fusion des deux établissements de santé… »

La fusion est un outil permettant de réaliser une restructuration entre deux ou plusieurs établissements qui s’allient pour n’en faire qu’un seul (intégration de plusieurs centres hospitaliers, personnes morales distinctes dans une personne morale nouvelle et unique).
Elle peut prendre deux formes :
- Fusion classique : disparition des 2 personnalités juridiques et création d’une nouvelle structure ?
- Fusion absorption ou seule une entité juridique disparaît ?

Dans les deux cas diverses questions se posent auxquelles il faut obtenir réponse
Que devient le patrimoine ?
Quel devenir pour le personnel ?
Quel projet social dans le projet d’établissement ?
Comment seront organisés les budgets ?
Quel projet de gestion ?
Quel poids « pèsera » Ambert dans les futures décisions ?
Qui paiera l’impact financier de la fusion ? (Pour mémoire la fusion Creil Senlis a couté 70 000 euros pour un consultant).
Enfin à quoi a servi l’étude du comité de pilotage sur Ambert, puisque le GCS Thiers Ambert s’est traduit par une fuite de la chirurgie lourde sur Thiers (20 000 euros pour le consultant pour établir le COPIL mis en application au détriment d’Ambert).

La fusion servirait-elle à renflouer Thiers en termes financier, en moyen en personnel et activité ?

Le centre hospitalier d’Ambert était-il voué à devenir un centre de soins, de suivi des opérations, de diagnostic ?  La fusion est elle le moyen d’éviter la fermeture pure et simple d’un centre hospitalier, décision que l’on sait peu populaire ?

Toutes les réponses à ces questions seront dans le projet d’établissement actuellement en gestation, distinct du projet médical (d’où nécessité que les élus interviennent avant sa validation…plus tard comme pour la chirurgie, il sera trop tard….)

2) MÉDECINE :

Il est écrit page 5 :
« Le troisième axe fort de la réflexion est la réorganisation des services de médecine en médecine polyvalente et interne,…. »
Il y a actuellement 94 lits pour les deux centres (Thiers (64 lits), Ambert (30 lits)  = 94  lits) , Qu’en sera-t-il après la fusion ? Avons-nous des garanties de maintien de l’accueil à la même hauteur sur les deux sites ?


3) PSYCHIATRIE :

Il n’y a plus de psychiatre pour adultes sur Ambert depuis 2008 ….malgré les promesses….Est- il prévu d’embaucher un psychiatre pour assurer des consultations en psychiatrie adulte à Ambert ? (Dont les besoins sont criants) 

4) URGENCE / SMUR :

Il est écrit page 12 : " Il faut donc assurer une dotation H24  séniorisée  du SMUR d'Ambert, actuellement sous doté financièrement.  "
Que se passera t-il  si l’ARS n’accorde pas  cette dotation ????? (Le Directeur de l’ARS nous ayant dit, lors de la rencontre du 1er avril 2011, que s’il accordait une dotation supplémentaire à Ambert ce serait au détriment d’un autre SMUR de la région). Dans ces conditions comment pérenniser le SMUR et les urgences ???

5) CHIRURGIE

Il est écrit :
« L'activité chirurgicale doit être modernisée afin d'atteindre pour l'établissement résultant, les seuils d'activités nationaux actuellement en cours de détermination.. » (Page 6).
« Les deux établissements souhaitent poursuivre une activité chirurgicale adaptée au besoin réel de la population afin  de développer la fréquentation des deux établissements. Même si l’activité actuelle dépasse les 1 400 actes classants, les deux établissements souhaitent développer cette activité. » (Page 44).
« La disparition de l'activité chirurgicale des deux établissements sur ce territoire entraînerait de facto la disparition de la médecine spécialisée et par ricochet ne permettrait pas le maintien, de l’offre de soins de proximité dans le territoire, même en médecine générale. » (page 39).

A travers ces 3 phrases ressurgit la menace de la disparition de la chirurgie lourde (sous anesthésie générale) sur le territoire Thiers Ambert. La perte de la chirurgie à Ambert n’étant, nous le craignons, qu’une étape pour affaiblir Thiers  afin qu’il n’atteigne jamais les seuils d’activité nationaux….

Nous savons que les implantations de médecins généralistes dépendent bien souvent de la présence à proximité d’un plateau technique (chirurgical) bien plus que des conditions d’accueil que peuvent mettre en place les communes. Dans ces conditions il y a fort à craindre qu’un effet induit de ces décisions soit une désertification de notre territoire en termes de médecine de proximité.

Par ailleurs, il y a dès à présent, avec la fin de la chirurgie lourde sur le site d’Ambert une véritable mise en danger des populations, car la sécurité ce n’est pas d’être opéré dans une grande unité, mais d’être opéré dans un temps et un espace proximal à son lieu de vie.

Rappels :
- Rapport Vallencien  condamnant  en Auvergne les blocs opératoires de Thiers, Ambert, Riom, Issoire, Brioude,  Mauriac.  L’objectif est atteint à Ambert et Mauriac, malgré les promesses Thiers est menacé.
- Les fameux seuils d’activité minimum à atteindre sous peine de fermeture sont de 1500 séjours classants par an.

Enfin, quels sont les objectifs à terme, avec le CH de Vichy :   Hospitalisation à domicile (HAD) avec le centre hospitalier de Vichy, idem pour la maternité et la pédiatrie (page 8, 9,43)  idem pour la médecine générale (page 21, 22  et 27) ou encore pour les unités de soins intensifs cardiologie     endoscopie (page ‘41)
Ne serait-ce pas une future absorption par Vichy  ???  Qui ne dirait pas encore son nom ???

Nous sommes d’autant plus inquiets qu’il est précisé dans le document que le bassin vichyssois connaît déjà un rapprochement entre l’hôpital et la clinique.( Page 8 en gynécologie)

6) Quelle gratuité des soins :    

Cette fusion et plus généralement la concentration des spécialisations sur des centres géographiques de plus en plus éloignés de notre territoire entraînent une augmentation des frais de transport.
Or l’assurance maladie vient de décider de ne plus prendre en charge certains frais de transport y compris en ambulance. Comment les habitants de nos territoires reconnus comme fragiles socialement pourront-ils faire face à ces dépenses supplémentaires, en contradiction évidente avec le principe d’égalité d’accès aux soins et de péréquation entre territoires ?

Les consultations spécialisées (gastroentérologie, dermatologie, cardiologie etc….) sont-elles données par des spécialistes ne pratiquant pas de dépassement d’honoraire  (secteur 1) ?

Les conventions passées avec les cliniques privées garantiront-elles la prise en charge des soins  (application des tarifs du secteur 1 sans dépassement d’honoraire) ?

En résumé :

A court ou moyen terme on se dirige vers un hôpital Ambertois  avec une orientation globalement gériatrique.

Pour la chirurgie, dire que la restructuration de celle-ci répondra aux besoins de la population est une façon de faire avaler la pilule de la suppression d'une chirurgie plus étoffée. 

Dire que la population d'Ambert n'a besoin que de la petite chirurgie n'est pas objectif, il y a là une évidente diminution de l'offre pour diminuer la demande. Le plateau technique d’ Ambert sera simplement opérationnel 2 jours par semaine pour les simples actes d’endoscopie et de chirurgie ambulatoire (page 7)

Le scanner prévu sur Ambert servira à rassurer les populations sur leur prise en charge. Il est évident que le scanner est indispensable en matière de radio diagnostique, cependant cela ne peut cacher la suppression du reste de la prise en charge en matière de chirurgie et de médecine.

Ce qui se dessine sur notre territoire c’est la volonté politique de réduire l'offre de soins dans les zones à habitats dispersés et/ou en déclin démographique considérées comme trop couteuses par rapport à des zones plus peuplées.

Nous ne pouvons que nous insurger du peu de cas qu’il est fait de notre qualité de citoyens, d’habitants, de malades…il est clair que laisser partir l’offre de soins et de chirurgie publique de proximité sera un handicap pour la qualité de vie de notre territoire, pour son avenir et  pour son développement.

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31 janvier 2012 2 31 /01 /janvier /2012 20:27

hopitalLe projet est en ligne sur le site de l'Hôpital d'Ambert :

LIEN CENTRE HOSPITALIER D' AMBERT

 

"Le projet médical, rédigé par les présidents de la commission médicale d'établissement (CME) de l'hôpital d'Ambert et de la CME de l'hôpital de Thiers, est la trame du projet d'établissement, qui comprend également le projet financier, le projet architectural, et le projet social."

 

 

2 liens vers le journal La Montagne, le projet évoqué lors de voeux à Thiers et à Ambert :

 

Thiers le 03/01/2012 : Le nouveau directeur, Guilhem Allègre, a présidé hier soir sa première cérémonie de vœux.

 

Ambert le 26/01/2012 : La cérémonie des vœux au personnel hospitalier a été l’occasion de développer le projet médical

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19 avril 2011 2 19 /04 /avril /2011 15:16

hopitalSocial-Eco - le 1 Avril 2011

événement Santé

Hôpitaux de proximité en voie de disparition

Alors que les déserts médicaux gagnent du terrain partout en France, dans le Puy-de-Dôme, l’hôpital d’Ambert est victime de la loi Bachelot, qui détruit l’offre de soins de proximité. Après la maternité, c’est la chirurgie qui pourrait fermer. Les associations, syndicats et élus se mobilisent. Reportage Ambert (Puy-de-Dôme), envoyée spéciale

Éruption de colère dans les monts d’Auvergne. À Ambert (Puy-de-Dôme), les habitants sont sur le pied de guerre pour sauver leur service de chirurgie. La patrie de Théophile Gautier est aussi tristement connue pour son hôpital de proximité, qui meurt à petit feu. Depuis 2006, c’est l’hécatombe dans la commune de 7 000 âmes. La maternité a été fermée. Seul subsiste un centre périnatal de proximité. Après la création d’un service mobile d’urgence et de réanimation (Smur) en 2007, les disparitions ont redoublé. Sylvie Monnet, infirmière en psychiatrie et déléguée CGT, peine à se rappeler de la chronologie. « Les soins intensifs ont fermé, le bloc opératoire ne fonctionne plus la nuit, les jours fériés et les week-ends. Il n’y a plus d’anesthésistes sur place. En consultation de psychiatrie, nous n’avons plus de médecin depuis 2008, il est à Thiers, on lui passe un coup de fil en cas de problème ou on lui envoie un fax ! » Depuis la création du groupement de coopération sanitaire (GCS) Thiers-Ambert, en 2009, les Ambertois redoutent le démantèlement du centre hospitalier au profit de Thiers. Et, à long terme, sa transformation en structure dédiée aux consultations et aux soins de longue durée.

 L’ARS SE CHARGE DE FAIRE EXÉCUTER LA SENTENCE

La semaine dernière, les associations de défense, Dehba (Dynamisons ensemble l’hôpital du bassin d’Ambert), le CDDSP (Collectif de défense et de développement des services publics) et la CGT, sont montées au créneau contre le nouveau coup porté à la chirurgie. Devant une centaine de riverains, Jocelyne Lezen, présidente du CDDSP, rappelle les raisons de cette fermeture, qui pourrait intervenir dès l’été 2011. « La loi hôpital, patients, santé, territoires (HPST) a été promulguée l’été 2010. Les blocs qui pratiquent moins de 1 500 actes par an doivent cesser leur activité, il y a Issoire, Ambert, Thiers… On parle de fermeture, mais le décret n’est pas encore sorti ! » Dès 2009, 182 blocs étaient sur la liste établie par la ministre de la Santé de l’époque, Roselyne Bachelot. Les autorités prétendent que sous ce seuil les blocs opératoires et le chirurgien ne garantissent plus la sécurité des patients. L’Agence régionale de santé (ARS) se charge de faire exécuter la sentence. Le docteur Abdo Saad, seul chirurgien du site, est excédé. D’après lui, la direction de l’hôpital veut le faire partir. Il est entré en résistance. « Si je suis resté, c’est que je conviens aux besoins de la population ! On essaye d’étouffer la médecine de proximité. Les anesthésistes viennent de Thiers de 9 heures à midi. Après, ils refusent d’endormir. Je reste seul avec les patients, mais je suis chirurgien, pas réanimateur ! Chaque semaine, j’apprends que le bloc va être fermé tel ou tel jour. Et, si je décide de faire des anesthésies locales, on me menace des suspensions pour non-respect des directives » !

 PLUS D’UNE HEURE POUR ALLER À CLERMONT-FERRAND

 Devant l’assistance médusée, André Chassaigne, député communiste du Puy-de-Dôme, assure suivre de près le dossier. « La réorganisation du bloc opératoire conduirait à une quasi-fermeture du site. J’ai écrit aux élus de la circonscription. J’ai rendez-vous à l’Agence régionale de santé (ARS) début avril. » Le maire, Christian Chevaleyre (divers gauche), s’est aussi fendu d’un courrier en direction de la toute-puissante ARS. En parallèle, Michelle Laurent, de l’association Dehba, propose de lancer une procédure auprès du tribunal administratif. Pour les 45 000 usagers du bassin d’Ambert, le message est clair : si la chirurgie disparaît, ils n’auront plus qu’à prendre les routes sinueuses qui mènent en quarante-cinq minutes à Thiers. Ou rouler jusqu’au CHU de Clermont-Ferrand, à plus d’une heure. Simon, professeur au lycée, se souvient avoir amené sa fille aux urgences d’Ambert pour des convulsions. « Je n’ose pas imaginer ce qui se serait passé si j’avais dû la transporter jusqu’à Thiers ! » Sylvie Monnet confirme : « C’est un endroit où il fait bon vivre, mais en cas de problème de santé il ne faut pas qu’il y ait du verglas ou un camion de 20 tonnes sur la route. » À l’hôpital d’Ambert, le calme règne encore. Ce lieu paisible, composé de plusieurs bâtiments, a toujours été dédié à la santé. Dès le XVe siècle, le couvent des Récollets remplissait sa mission. Le site offre un panorama inédit sur les volcans endormis. Des rayons de soleil fendent les monts verdoyants du Forez et du Livradois. De la neige éternelle est accrochée aux sommets. Mais, dans les allées bordées d’arbres, les usagers ne sont pas tranquilles. En sortant de son cours de préparation à l’accouchement, Marie-Élise, vingt-sept ans, enceinte de huit mois, reconnaît qu’elle aurait été « ravie » de mettre son enfant au monde à Ambert. « Ici, on n’est pas des numéros. La sage-femme prend le temps de répondre à nos questions. Mais la fermeture de la chirurgie, je trouve ça aberrant. » Claude, soixantedix- sept ans, rend visite à sa femme. « J’ai vu des affiches dans l’hôpital, où le directeur dit que tout va bien, mais je n’y crois pas… » La fronde résonne jusqu’aux oreilles de Gérard Lévy, directeur par intérim du GCS Thiers-Ambert. À l’évocation du service de chirurgie, il se trémousse sur sa chaise, crispe sa main sur sa souris d’ordinateur. « On n’arrive pas à faire venir les chirurgiens ici ! Le bloc ne fait que 490 actes, les patients préfèrent aller dans les cliniques privées », tente-t-il de se justifier. À demi-mot, il sous-entend que la fermeture est dans les tuyaux. Avant de lâcher : « Il y a eu plusieurs vagues de restructurations que les gens vivent mal. Le système est fait comme ça, alors j’applique ! » Mais il déplore : « Il n’y a plus de notion de service public ». Le 2 avril, les associations, syndicats et élus manifesteront devant l’ARS, à Clermont- Ferrand, pour mettre un terme au démantèlement de l’hôpital. Tous refusent qu’Ambert se transforme en désert médical. Les défenseurs de la santé de proximité ont adopté la maxime de Jacques Tenon, chirurgien de la fin du XVIIIe siècle « Les hôpitaux sont en quelque sorte la mesure de la civilisation d’un peuple. »

CÉCILE ROUSSEAU

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14 février 2011 1 14 /02 /février /2011 21:33

hopital-ambert-11-02-2011.jpgY a t-il urgence au bloc de l'hôpital ?

L'inquiétude grandit aux abords de l'hôpital. Ce que craignent ses défenseurs ? Ni plus ni moins que la suppression de la chirurgie, à Ambert.

Mardi après-midi, tracts en main, un collectif était campé devant l'établissement tandis que se tenait, à l'intérieur du centre hospitalier, une réunion de travail associant direction et chirurgiens de l'hôpital.

« Nous avons eu connaissance de cette réunion qui devrait avoir pour objectif la réorganisation du bloc opératoire et de la chirurgie à Thiers et à Ambert », lance Michelle Laurent, secrétaire de l'association Dynamisons ensemble l'hôpital du bassin d'Ambert (DEHBA). « Il est difficile de savoir qui y a participé exactement », s'interrogent encore les membres du collectif, depuis.

« Ce qu'il y a de sûr c'est qu'il y avait le directeur par intérim des centres hospitaliers de Thiers et Ambert, Gérard Lévy, ainsi que des cadres, les directeurs de la Commission médicale d'établissement (CME) des deux sites, ainsi que des praticiens qui doivent intervenir en chirurgie et en bloc opératoire à Thiers et à Ambert », s'alarment déjà les membres de DEHBA. (*)

Car derrière cette réunion de travail, ce qu'entraperçoivent les membres du collectif et le syndicat CGT hospitalier d'Ambert c'est la fermeture de la chirurgie. Soit la crainte la plus vivace et l'un des sujets les plus sensibles pour la population d'Ambert, depuis la fermeture de sa maternité, en juillet 2006.

« Le plus rageant et le plus inadmissible, c'est que tout cela se fait en catimini, tout se déroule en douce, à l'insu de la population qui sera placée devant le fait accompli », ne décolère pas Christiane Boyenval, secrétaire adjointe du collectif de défense et de développement des services publics (CDDSP) de Thiers-Ambert.

« Moi je ne donne pas cher de la peau de la chirurgie et du bloc opératoire... À la fin du mois tout est fermé », présage, amèrement, Michelle Laurent de l'association DEHBA. Un pronostic hélas partagé par Sylvie Monnet et Murielle Raynaud, du syndicat CGT de l'établissement hospitalier d'Ambert.

Selon leurs propres sources c'est début mars que pourrait sonner la fin de l'activité au bloc opératoire. « C'est un rouleau compresseur qui est en train d'avancer sur notre hôpital » enrage Sylvie Monnet qui ne peut s'empêcher de faire un parallèle entre la situation actuelle et la manière dont l'établissement a dû encaisser la perte de certains services ces dernières années.

« À chaque fois, au moment de sacrifier un service à l'hôpital, on nous promet une autre dotation ou l'accueil d'un nouveau service. Ça a toujours été la même façon de procéder. Quand l'hôpital a vu la fermeture des soins intensifs, c'est l'unité d'hospitalisation de courte durée (UHCD) qu'elle a "gagnée". Quand on a perdu la maternité, nous avons accueilli le SMUR. Là, la direction tente de nous rassurer en nous parlant de l'arrivée d'un scanner. Le problème c'est qu'on nous donne d'une main, pour mieux reprendre de l'autre. Et à tous les coups, on nous tire vers le bas... » s'insurgent les représentants CGT.

Un avis partagé par le CDDSP et DEHBA. « Ce n'est pas l'idée d'accueillir le scanner qui nous dérange, évidemment. Un scanner c'est un plus. Le problème c'est qu'il sera vraisemblablement installé à la place actuelle du bloc opératoire. Cela veut bien dire ce que ça veut dire... » déplore Yvette Degeorges, présidente de DEHBA.

« D'autant que l'on craint de déjà connaître sa provenance, anticipe-t-elle... L'hôpital de Thiers devrait en recevoir un nouveau, prochainement. On craint simplement de récupérer ce scanner-là, jugé comme étant en fin de parcours, ailleurs... Ce serait le comble, mais franchement nous en sommes réduits à nous y attendre ! »

« Pour nous, la santé a un coût mais elle n'a pas de prix. On ne peut pas laisser les choses se faire comme ça, lance la représentante CGT. Avec FO, nous avons formé une intersyndicale, en urgence ce week-end. Il faut nous mobiliser... »

(*) Sollicité par DEHBA, le secrétariat de Gérard Lévy a accepté de donner un rendez-vous à l'association, ce mardi, 17 février, à 15 heures. Les membres du collectif souhaitent des réponses sur les décisions qui auraient pu être prises lors de la réunion de mardi dernier, au sein de l'hôpital.

Marie-Edwige Hebrard marie-edwige.hebrard@centrefrance.com

Source : cliquez ici

 

A lire aussi, article de La Montagne du 22 janvier 2011

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