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21 juillet 2010 3 21 /07 /juillet /2010 18:42

 La chirurgie sous respiration artificielle

 

Michel Conry

 

 Le sort du bloc opératoire est suspendu à un décret à paraître début août. Cinquante-trois autres communes ont également des services placés sous le couperet. L'annonce officielle est, pour Ambert, assortie « d'un délai d'un an ». Qu'importe, les dés semblent jetés et les élus ne décolèrent pas.

Réunis jeudi soir, à Job, en conseil communautaire, ils ont exprimé leur exaspération. Un point sur ce dossier a été fait par Christian Chevaleyre, président de la communauté, maire d'Ambert et président du conseil de surveillance de l'hôpital.

Après la maternité fermée en 2006, c'est au tour du bloc. « On a le sentiment d'avoir été trompés. Dans cette affaire, il y a une absence totale de transparence, a regretté Christian Chevaleyre. L'autorité de tutelle nous a demandé de faire avec l'hôpital de Thiers un groupement de coopération sanitaire. On l'a fait et l'activité est remontée. On arrive à ce résultat et on nous remet la tête sous l'eau. On assiste à une manipulation des chiffres ».

Le seuil d'activité pour le maintien d'un service chirurgie a été fixé arbitrairement à 1.500 actes classants. « Les normes changent toutes les deux minutes et on n'arrive pas à connaître la nomenclature. Même les médecins n'arrivent pas à savoir comment se calculent les actes. Résultat, Thiers se retrouve avec 1.100 actes et Ambert avec 350. Ce qui fait environ 1.450 actes ». Insuffisant pour le ministère, même dans le cadre d'un groupement entre les deux hôpitaux publics situés sur le même territoire de santé.

Le bloc de Thiers dont la fermeture est annoncée mais différée est dans le même bateau. Selon Christian Chevaleyre, les élus de la ville voisine n'ont pas la même vision des choses. « Je n'arrête pas de leur dire que défendre Ambert, c'est défendre Thiers. S'ils ne se bagarrent pas, ils tomberont ».

A Ambert, la fermeture du bloc aurait plusieurs conséquences, tant pour la proximité des soins qu'au plan économique. « Ça représente quarante postes supprimés, la fin des actes programmés, la fin des endoscopies, et des biopsies. Il ne resterait que le pré-opératoire et le post-opératoire. Ce n'est pas acceptable ».

Alors, que faire ? « Il va falloir qu'on se batte sur un autre registre », a fait savoir le maire. Pour Lionel Zwenger, vice-président, « il faut une stratégie à plusieurs vitesses : l'une, locale, au niveau du pays Thiers-Ambert, l'autre nationale avec les 53 communes concernées ».

Les maires de l'association des Petites villes de France concernés par les fermetures se sont réunis à Paris le 13 juillet. Christian Chevaleyre y était avec quatorze autres maires qui ont pris une résolution à transmettre au ministre de la Santé.

Par ailleurs, Christian Chevaleyre et le député André Chassaigne ont rendez-vous mardi prochain avec le directeur de l'Agence régionale de la santé pour défendre la cause du territoire de santé et faire admettre le cumul d'activité des deux blocs.

 

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Published by cddsp-thiers-ambert - dans Santé
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